Venezuela

DerriËre les sabotages ý líindustrie du pÈtrole

Tulio Monsalve

Líensemble du secteur informatique de líindustrie publique du pÈtrole vÈnÈzuÈlien est dans les mains díune agence privÈe dirigÈe par des ex-militaires de Washington

Líensemble du secteur informatique de Pdvsa [entreprise pÈtroliËre du Venezuela, ý capitaux publics]est dans les mains de Intesa, sociÈtÈ promue par la direction exÈcutive de líentreprise, dont les projets visent ý "dÈtruire" líindustrie publique du pÈtrole. 

La haute direction a fait de son pouvoir de contrÙle sur la technologie informatique de Pdvsa une arme politique prÈcieuse. Le groupe de direction des sabotages rÈside dans le fameux septiËme Ètage du siËge de Pdvsa de La Campina ý Caracas. Ce dernier est le centre principal de líIntelligence du chantage. Il síagit de la salle technique du commando qui ourdit les coups d'Etat. Depuis cette salle, ils arrivent ý contrÙler tous les systËmes díinformation de líindustrie pÈtroliËre. Depuis cette salle est dirigÈ le sabotage pÈtrolier et sont maintenus les rapports entre les groupes de pouvoirs Èconomique et politique associÈs ý la Saic, Science Aplications International Corporation aux Etats-Unis, firme associÈe ý Intesa.

Sur la base díune reconstruction historique rapide, je chercherais ý expliquer qui sont la sociÈtÈ Intesa et son associÈe Saic; quíest-ce elles font; dío˜ elles viennent et ce qu'elles visent.

Intesa est nÈe en 1996 de la collaboration entre Pdvsa et Saic. Le capital initial, comme toujours, a ÈtÈ fourni par le Venezuela  qui a cependant droit ý seulement le 40% des actions. Par le biais díun processus díoutsourcing (sous-traitance ý un agent extÈrieur) le contrÙle de líinformation et de tous les ordinateurs de Pdvsa a ÈtÈ mis en mains Ètatsuniennes. Líexternalisation a ÈtÈ justifiÈe en assurant quíelle aurait garanti líabattement des cošts des services díassistance informatique.

Des mensonges. Il en rÈsulte que les amis de Saic encaissent de Pdvsa presque de 80 millions de dollars par annÈe. Cependant, le núud central concerne la possibilitÈ de mettre la main sur toute líinformation vitale de Pdvsa.

On la contrÙle donc. On peut la gÈrer et on peut intervenir en totale autonomie. Les saboteurs peuvent avoir accËs ý toutes les donnÈes financiËres, techniques, de bilan et des affaires de líentreprise. Ils  ont la possibilitÈ, et menacent constamment de le faire, de provoquer des accidents dont les proportions seraient inimaginables.

Díailleurs Saic níest pas ÈtrangËre ý ce genre de modalitÈs díintervention. Elle est accusÈe aux Etats-Unis díavoir comme management un groupe de cadres dirigeants entiËrement sÈlectionnÈ parmi les militaires et le personnel des services secrets. Parmi ses administrateurs, il y a deux ex secrÈtaires de la DÈfense: William Perry et Melvin Laird. On peut y rajouter deux anciens directeurs de Cia: John Deutch et Robert Gates. Il y en a aussi díautres, de moindre importance, mais avec les mÍmes origines. Actuellement parmi ses administrateurs on trouve: le gÈnÈral Wayne Downing (ancien commandant des forces spÈciales des Etats-Unis); le gÈnÈral Jasper Welch (ex-coordinateur du Conseil national de SÈcuritÈ); líamiral Boby Ray Inman (ex directeur de líagence nationale de sÈcuritÈ et ex directeur de la Cia). Le prÈsident de Saic, J. R. Beyster, est membre du ComitÈ des conseillers ý la sÈcuritÈ des tÈlÈcommunications, un pion fondamental dans le systËme de sÈcuritÈ national des Etats-Unis. Il síagit díun organisme transversal de trente membres, qui rÈunit les diffÈrentes composantes des services secrets des États-Unis et ils sont liÈs aux propriÈtaires des sociÈtÈs privÈes de production de technologie díespionnage dans le secteur des communications.

Le fondateur J. R. Beyster est un expert en physique nuclÈaire. Il est une figure de relief aux États-Unis. PrÈsident de la commission nationale des entrepreneurs, il est chargÈ de promouvoir la ´libre entrepriseª.

La Saic est chargÈe de renforcer le systËme informatique de protection du DÈpartement de la DÈfense Ètatsunien. Elle a libre accËs aux centres dÈcisionnels des principales industries pÈtroliËres du monde, y compris les concurrents internationaux de Pdvsa. Ella a obtenu les contrats les plus importants pour la dÈfinition des projets de systËmes de dÈfense et díattaque aÈrospatiale du gouvernement amÈricain. 

Une de ses dirigeantes, Janice Stromsen, a ÈtÈ licenciÈe parce quíelle a ÈtÈ prise comme utilisant des informations sur les systËmes de police en AmÈrique Latine; informations obtenues par le biais de Saic. Et cela, afin de recruter des agents destinÈs ý la crÈation díune hypothÈtique force spÈciale de sÈcuritÈ.

Les revenus annuels de Saic síÈlËvent ý environ 2 milliards de dollars. Le 90% provient de contrats stipulÈs avec le gouvernement amÈricain dans le domaine de la dÈfense et des services díinformations. Le volume des affaires de Intesa en AmÈrique Latine dÈpasse les 300 millions de dollars: le plus important dans le secteur des services de technologie díinformation du continent.

Son prÈsident au Venezuela est le trËs cÈlËbre entrepreneur Pablo Orsolani. Ce monsieur traite des nombreuses affaires. Dommage quíils concernent tous la sociÈtÈ Pdvsa. Tous obtenus par líintermÈdiaire de Saic! 11  janvier 2003

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